FAYDOL DERHAM
La famille des vétérans de la résistance marocaine et de l’Armée de libération nationale est en deuil. Elle vient de perdre l’un de ses plus illustres membres, Mohamed Fadel Ben Ali dit, Faydoul Derham, décédé, jeudi 18 octobre 2001, à Rabat. Né en 1919 dans la région d’aït youb(Aît Baâmrane-Sidi Ifni), le défunt avait pris une part active au soulèvement populaire qui avait acculé les colonisateurs espagnols à libérer, dès la fin des années cinquante, Sidi Ifni, chef -lieu des glorieuses tribus de Aît Baâmrane. Il a été aussi l’un des plus grands bailleurs de fonds de l’Armée de libération nationale.
*Récupération:
L’épopée de celle-ci au Sahara marocain qui s’est soldée, à la fin de l’année 1956, par la libération de la quasi-totalité de Saquia Al Hamra et Oued Eddahab, doit beaucoup à l’implication physique et financière de la famille Derham et de ses cousins et alliés, les Boaïda. Aussi, lorsque les forces d’occupation ont-elles repris le dessus au Sahara, deux ans plus tard, à l’issue de la meurtrière opération franco-espagnole baptisée Écouvillon, ces deux grandes familles nationalistes ont été la cible privilégiée des représailles colonialistes. Leurs biens sont confisqués et leurs hommes jetés en prison avec de centaines de résistants sahraouis. Le regretté, Faydoul Derham sera condamné à mort.
La peine ne fut pas exécutée.
Mais le patriote sera, d’abord, incarcéré à Villa Cisneros (actuelle Dakhla) avant d’être déporté aux îles Canaries. Plus tard, Faydoul Derham qui jouissait du respect unanime de tous les fils de la grande confédération tribale des Tekna, disséminés dans tout l’espace saharien, avait milité infatigablement, pour la récupération par le Maroc de ses provinces septentrionales. Il était alors un conseiller écouté de feu Mohamed Saîd Khatri Ould Joumani, chef de la Jmaâ sahraouie. Et ses efforts ont été l’objet de la reconnaissance des plus hautes autorités du Royaume. Dès qu’il a appris le décès de ce grand patriote, SM le Roi Mohammed VI a mis à la disposition de sa famille un avion spécial qui a transporté la dépouille du défunt à Laâyoune. L’enterrement a eu lieu dans cette ville, vendredi 19 octobre, en présence du wali de la région, du Haut-Commissaire pour les anciens résistants et anciens membres de l’ALN, Mustapha El Ktiri, et des notabilités du Sahara. “Le geste royal, nous déclare le député Hassan Derham, neveu du disparu, a particulièrement touché, outre les fils, les petits-fils et les neveux du défunt, l’ensemble de la population des provinces du Sud..
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Article publié au « Maroc Hebdo International » - N° 483 - Du 26 oct. au 1 nov. 2001 - 3
Posté le: 16 avril 2008
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