La région d'Aït Youb.
** La région des Aït Ayoub, un territoire peu favorable au peuplement humain :
(1) Un aspect topographique hostile :
La région des Aït Baâmrane est une confédération constituée de tribus à savoir : Aït Boubker, Aït Iaâzza, Aït Ikhelf, Imesstiten, Aït Abdallah, Sbouya et Aït L’Khomss. Cette dernière fraction comprend une sous-fraction appelée Aït Ayoub, qui se trouve, à peu près, à 20 Km à l’Est de la côte Atlantique.
Les Aït Ayoub sont des berbères sédentaires à l’instar du reste des Aït Baâmrane, de dialecte Chleuh, appartenant à la grande famille de Massmouda (Ibn Khaldoun).
Le territoire des Aït Ayoub se trouve dans la partie Ouest où vient mourir l’Anti-Atlas. Du point de vue physique, la région est constituée de plateaux élevés dont l’altitude varie entre 200m et 500m. Ce territoire est dominé au Nord par *Jbel Taoulecht(voir la photo) qui culmine à plus de 870m et qui appartient au massif d’Ifni qui s’étend d’une façon parallèle à la côte, de la montagne de Tamgert n’tellou, qui sépare les Aït Baâmrane de Ahl Sahel, jusqu’à l’Oued Noun au Sud. Ce bloc topographique montagneux traverse la partie Est du territoire des Aït Ayoub du Nord au Sud. La région est caractérisée aussi par la présence de petites vallées ici et là.
En général, il s’agit d’une région de reliefs morcelés par un réseau hydrographique très actif, caractérisée par la présence de quelques vallées ; ce qui donne à la région une allure et un aspect montagneux à reliefs accidentés.
(2) Un bioclimat aride :
La région est bioclimatiquement aride. Malgré ces contraintes, une forêt, un peuplement humain, une céréaliculture (l’orge), un élevage (la chèvre), se sont maintenus. L’arganier constitue une composante principale dans ce système qu’on peut qualifié de système tripolaire.
Endémique du Maroc, cet arbre est multi-usage. Il donne du bois, de l’huile, du fourrage etc. En fait, il contribue à l’équilibre économique de la région. Mais la gestion irrationnelle et l’exploitation irréfléchie de cette espèce mettent en danger l’avenir de toute une région voire le Sud-Ouest du Maroc, vu le rôle que joue l’arganier contre la désertification ; Il représente le dernier rempart contre ce phénomène physique.
Dans cette région de vielle sédentarisation, la population s’est concentrée autour des points d’eau sans qu’il ait une émergence de périmètres irrigues importants. Le domaine irrigué connaît une quasi-absence à l’exception de quelques lopins de terre irrigués, par endroit, très réduits en superficie. Aussi l’espace Ayoubien connaît-t-il une prédominance des terres Bours dépendantes de la pluviométrie.
Contrairement aux régions limitrophes du contrée des Aït Baâmrane, cette région a gardé le caractère traditionnel de la vie sociale et économique de ses communautés rurales à l’instar de toute la région des Aït Baâmrane. L’agriculture n’a pas pu dépassée l’autosuffisance et le système agricole, en général, n’a pas rompu avec le passé.
La population des Aït Ayoub a noué des relations avec la terre qu’elle exploite. Relations durables et profondes, solidifiées par l’habitude et l’intérêt ; mais complexe, à cause de l’interdépendance et l’imbrication du milieu naturel et celui humain.
Sur cet espace, région de vielle sédentarisation, la population s’est concentrée autour des points d’eau, mais cela n’a pas créé un domaine irrigué important. En effet, on y rencontre des lopins de terres irrigués réduits en superficie et rarissimes. Aussi le secteur Bour l’emporte-t-il sur celui irrigué dans la région. L’activité agricole est donc fonction de la pluviométrie.
**la région d’Aït youb**
Aït youb se compose des DOUARS (villages) suivants :
*Ighar n'dbrahim *Aourir *Taoulachte *Tahanoute n'bella *Ighalen *Taourirte *Ihamchiwne *Id boutchakalt *Idoun'zare *Id bairouk *Lahfarat *Id bighiden *Talouste oufalla *Tassilat hammad *Id soussane *Iben kern *Ag'ni yahya *Tamarroute *Ag'ni zakri *Id aàchour *Tamt'da *Taraout *Talouste ouzddar *Iboudraren *Id brahim oulhaj *b'ni iaàich *kassbat *dou drar n'saïd.
On peut conclure que la région des Aït Ayoub souffre de maintes contraintes physiques qui enrayent son développement et la promotion des conditions de vie de sa population pauvres. L’amélioration de ces conditions de vie est fonction des actions associatives, vu le désengagement étatique de toute action développementaliste qui cible les Ayoubiens, en particulier, et les Baâmraniens, en général.
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(*)Jbel: Montagne.
Posté le: 12 mai 2008
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