des extraits de l'année passée
CONFERENCE DE ME GUINARD TOZEL : PSYCHANALYSTE DE L’ASSOCIATION DE L’ECOLE DES PARENTS,
Thème : l’agressivité des enfants de maternelle et de primaire.
Résumé de l’intervention pour les parents qui n’avaient pas pu venir :
Me Guinard-Tozel a d’abord fait un rappel sur le terme agressivité : pulsion inhérente à l’humain. Avec cette agressivité, nous devons apprendre à vivre ensemble, en PAIX. Dès la marche, il faudrait parler aux enfants de paix. C’est un état à atteindre mais qui ne peut pas être permanent. Il n’est pas envisageable d’attendre d’un enfant qu’il soit en paix tout le temps. Un enfant qui s’agite est un enfant qui a de l’expression, de la créativité; le contraire d’un enfant inhibé ou refoulé.
L’agressivité entre un et deux ans est une prise de contact. C’est l’expression de sentiment sans les mots, l’expression avec des gestes. Cette agressivité disparaît avec les mimiques et les mots. Un enfant de plus ou moins 2 ans doit pouvoir DIRE avec un verbe et un mot. Plus généralement, on peut dire que l’agressivité c’est lié à une impuissance de parler et la violence a besoin de s’exprimer d’une façon ou d’une autre, sinon elle est refoulée.
Après la castration de la naissance, du sevrage, il y a la castration anale = découverte du monde, pousser les limites, grimper aux arbres, expérimenter les limites, voir quels interdits à ne pas dépasser. A ce moment là les parents doivent être attentifs, ils doivent laisser faire et mettre des interdits pour qu’ils ne soient pas en danger, protéger son corps et celui des autres… La socialisation passe par pouvoir partager des plaisirs et des activités avec d’autres personnes. Les interdits fondamentaux : ne pas taper sur les autres + l’inceste.Si l’interdit est donné au bon moment, l’enfant se construit avec.
Il est important de ritualiser les conflits, notamment avec le sports, car le corps s’agite. L’agressivité la plus dangereuse est celle qui n’est pas visible. Il est donc important de donner à l’enfant des interdits et donner la possibilité de se sociabiliser : dire et redire les interdits. C’est sécurisant pour l’enfant que l’interdit reste le même et qu’ils soient respectés sans arrêt. Il faut qu’ils renoncent pour avoir plus tard, un satisfaction plus grande. Il y a des interdits du moment par rapport à son âge ou au degré de dangerosité. Il sera alors satisfait de voir qu’une fois plus grand il pourra faire telle ou telle chose qui lui était interdites, il va voir que cela vaut le coup de grandir, de ne pas rester un bébé.
Les injonctions paradoxales rendent fou les enfants. Exemples : dire d’arrêter de taper en tapant, d’arrêter de crier en criant…Les enfants prennent tout au pied de la lettre, il faut s’en rappeler. Mais, si on a tapé l’enfant car nous ne sommes que des parents !! il est important de dire à l’enfant, « je n’aurais pas du te taper ».. Ce n’est pas parce que l’on a transgressé l’interdit que l’interdit ne tient plus.
Posté le: 26 septembre 2006
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