Les arguments qui peuvent vous aider à choisir
« PORTER UN BEBE, LE METTRE AU MONDE ET LE NOURRIR, EST UN ENCHAINEMENT TELLEMENT NATUREL QU'ON SE DEMANDE POURQUOI LES HUMAINS EN SONT VENUS A SEPARER LA MERE ET SON ENFANT EN INVENTANT UN SUBSTITUT AU SEIN MATERNEL...".
Pour comprendre cette évolution, je vous propose de remonter dans le temps !
L’homo sapien-sapien a fait son apparition 90 000 ans avant notre ère, après une longue évolution naturelle de plusieurs millions de siècles.
Si évolué soit-il, l’Etre humain appartient toujours à la lignée des mammifères ! Cette catégorie animale se caractérise par la présence de mamelles chez les femelles servant à allaiter leurs petits. Allaiter et protéger, sont les bases de la relation maternelle de cette espèce animale. Dés la conception d’un enfant, le corps de la mère se transforme pour produire du lait et le bébé est programmé dès la naissance pour se déplacer vers cette source alimentaire dont en dépend sa survie : "l’allaitement est donc la première relation biologique animale et vitale dans l’histoire de chaque individu".
Sa durée naturelle chez l’être humain est difficile à déterminer, cependant si l’on se base sur l’observation des primates, qui sont nos proches cousins, une durée de deux ans minimum peut être avancée.
Et si l'on se réfère aux comportements de nombreux mammifères, il est peu problable que l'homme, jusqu'à l'aube de la préhistoire (8000 ans avant notre ère), est introduit un substitut au lait de mère autre que le lait d'une autre femme.
La domestication de certains animaux au cours de la préhistoire a dû conduire l'homme à faire des tentatives de substituts de lait maternel par du lait d'animal, lorsque la mère décédait ou était incapable de nourrir son bébé et qu'aucune nourrice n'était disponible.
De nombreuses fouilles de sépultures de jeunes enfants datant de 4000 ans avant JC,témoignent de la confection de biberons avec la poterie.
Jusqu’au Moyen-Âge, l’analyse de textes historiques laisse apparaître des durées d’allaitement variables de 6 mois à 3 ans selon les époques et les civilisations. Les livres sacrés tel le Talmud pour les Juifs (-522 avant JC) et le Coran pour les Mulsumans (7ème siècle) recommandent d’allaiter deux ans.
Du Moyen-Äge au 18ème siècle, l’espacement des naissances qui se situe entre 25 et 30 mois, laisse à penser que les enfants étaient allaiter longtemps avec des tétées très fréquentes, pour obtenir cet effet contraceptif.
Cependant, l’allaitement exclusif n'a pas toujours été recommandé. Certains écrits mentionnent notamment l’introduction précoce de bouillies épaisses avec du miel et du lait de vache dans le but de fortifier l’enfant. Mais, tous les écrits témoignent de résultats peu satisfaisants de ces pratiques.
Vers la fin du 18ème siècle, pour lutter contre la mortalité infantile certaines recommandations d’hygiène apparaissent : coupage du lait de vache par de l’eau bouillie, sevrage tardif en commençant par des bouillies, propreté des nourrices et nettoyage des biberons.
Au début du 20ème siècle, la majorité des bébés était allaitée au sein soit par leur mère, soit par une nourrice, et l'on sait que les quelques bébés nourris au lait de vache, mouraient à 90%.
Et puis est survenue la guerre de 14-18; les femmes ont dû travailler à l’usine pour remplacer l’absence des hommes, les bébés ont été de plus en plus nourris au lait de vache coupé d’eau sucrée. Les découvertes de Pasteur, puis la modification des laits d’animaux pour les adapter au bébé humain et les rendre plus digestes, vont contribuer à diminuer la mortalité infantile.
En 1950, c’est la grande publicité des laits de vache en poudre et les mères se mettent à idéaliser ces nouveaux laits. Conséquence, seul, un nourrisson sur trois sera nourri au sein et progressivement l’allaitement sera oublié.
Depuis au moins deux générations, les fillettes ont perdu le modèle de la mère allaitante et elles s’amusent dorénavant à donner le biberon à leur poupée.
Aujourd’hui, beaucoup de femmes pensent à tord qu’elles n’ont pas de lait ou qu’elles n’en ont pas assez pour nourrir leur bébé et se tournent vers les biberons qui sont là pour compenser cette fatalité...
Depuis une dizaine d’années, les mères trouvent en pharmacie ou dans les rayons des supermarchés, des laits infantiles de plus en plus spécifiques : les uns visent à soulager certains petits maux(régurgitation, colique...)d'autres à prévenir certaines maladies (lait hypoallergénique...)
Il semble que l’objectif recherché depuis des siècles soit atteint : si une mère ne peut ou ne veut pas allaiter son enfant, elle peut le nourrir autrement, sans risques apparents pour sa santé.
Le Dr Marie THIRION, dans son ouvrage « l'allaitement de la naissance au sevrage » fait le constat suivant : « aucune expérimentation animale préalable n’a été effectuée pour étudier les conséquences de nourrir les bébés humains avec du lait de vache : c’est la plus grande expérience biologique incontrôlée jamais tentée depuis maintenant 2 à 3 générations. En terme d’évolution c’est une sacrée interrogation ! ».
Cela donne à réfléchir, quand on connaît aujourd’hui la recrudescence des allergies chez le jeune enfant, notamment aux protéines de lait de vache !
Actuellement en France, une femme sur deux décide d’allaiter lorsqu’elle est à la maternité. Mais elles sont nombreuses à abandonner rapidement, bien souvent, par manque de conseils adaptés.
Le lait maternel est pourtant un aliment de qualité irremplaçable pour la santé de l’enfant et sa relation avec la mère. Il est recommandé par l’OMS (mai 2001), de façon exclusive les six premiers mois de la vie et la poursuite de l’allaitement jusqu’à l’âge de 2 ans, voire au-delà en fonction du souhait des mères.
Pour en savoir plus, contactez le site de La Lèche League (LLL):
http://www.lllfrance.org/allaitement-information/art-litterature.htm
http://www.lllfrance.org/allaitement-information/allergies.htm
DECOUVRONS LES BENEFICES DE L’ALLAITMENT MATERNEL POUR LA SANTE DE L’ENFANT ET DE SA MERE
La promotion de l’allaitement maternel est l’un des objectifs du Programme National Nutrition Santé (PNNS), tout comme la prévention de l’obésité et la prise en charge de l’allergie alimentaire. Un document rédigé par la Société Française de Pédiatrie reprend et analyse les différentes recherches scientifiques qui prouvent l’indéniable supériorité de l’allaitement maternel par rapport au « laits infantiles ». Ce document a été publié en janvier 2005 par le Ministère des Solidarités, de la Santé et de la Famille.
Vous pouvez vous le procurer sur le site :
http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/nutrition/allaitement.pdf
QUELS SONT LES AVANTAGES DU LAIT MATERNEL ?
Tous les mammifères produisent du lait, mais la composition de ce lait diffère d’une espèce à l’autre. Quelle que soit sa provenance, le lait contient principalement de l’eau, des protéines, des graisses, du sucre (lactose), des vitamines, des minéraux et des traces d’enzymes et d’hormones. Les proportions de ces éléments diffère d’une espèce à l’autre afin de répondre à des rythmes de croissance, des comportements et des besoins propres de chaque espèce.
I / LE LAIT HUMAIN EST UN ALIMENT NATUREL ET EVOLUTIF.
Il s’adapte aux besoins de l’enfant selon son âge mais sa composition varie aussi au cours de la journée et même de la tétée. La densité calorique du lait ne varie pas ou peu d’une femme à l’autre même si la mère est en situation de malnutrition.
Il suffit de regarder LA COMPOSITION DU LAIT MATURE et de la comparer avec celle du lait de vache et des laits infantiles pour se convaincre des bienfaits du lait maternel :
* LA TENEUR EN PROTEINES est nettement inférieure à celle du lait des autres mammifères (entre 8 et 12 g/litre dont 40% de caséine et le reste de protéines solubles). Le lait de vache qui sert à la préparation des laits infantiles en contient environ 37 g/litre dont 80 % de caséine. Cette différence peut s’expliquer par le fait que les petits veaux ont besoin de grandir très vite pour suivre leurs mères dans les prés. Les protéines de lait de femme coagulent finement dans l’estomac du nourrisson ce qui contribue à une vidange gastrique plus rapide. Parmi les protéines solubles, certaines ont un rôle fonctionnel essentiel : immunologique (IgA), anti-inflammatoire, facteur de croissance…
Les protéines se décomposent en acides aminés et servent à la composition du tissu corporel. La Taurine par exemple est un acide aminé important qui semble jouer un rôle dans le développement des cellules du cerveau et de la rétine de l’œil. Elle est présente en forte concentration dans le lait maternel mais totalement absente du lait de vache.
Le lait maternel contient également une hormone appelée « facteur de croissance épidermique » qui a une incidence sur la croissance et le développement de la paroi intestinale. D’autres facteurs de croissance présents dans le lait maternel peuvent également aider à la maturation de divers tissus chez le nourrisson.
* LA TENEUR EN LIPIDES est proche de celle du lait de vache (35g/L en moyenne) mais la digestibilité et le coefficient d’absorption du lait de femme sont très supérieurs (95% contre 80% à 3 mois pour le lait de vache). La meilleure digestibilité des graisses tient à la présence dans le lait de femme d’une lipase. Cet enzyme agit dans l’intestin du bébé ce qui est important pour les nouveaux nés et pour les bébés prématurés dont les systèmes digestifs sont encore immatures.
Les matières grasses procurent l’énergie nécessaire à la croissance du bébé et une partie de ces graisses est mise en réserve dans le tissu adipeux du bébé pour le maintien de sa chaleur. Le lait humain est riche en cholestérol (2.6 à 3.9 mM/L) alors que le lait de vache en contient peu (0.3 à 0.85mM/L). La quantité de graisse dans le lait maternel varie d’une tétée à l’autre mais aussi au cours d’une même tétée. Plus le bébé tète, plus la concentration en graisse augmente ce qui implique de ne pas limiter la durée de tétée du premier sein pour proposer le deuxième sein et surtout de ne pas restreindre le nombre de tétée.
Le bébé a un besoin important de cholestérol au cours des deux premières années de sa vie car cette graisse intervient dans le développement du cerveau et du système nerveux. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, certaines recherches laissent entendre qu’un enfant allaité aura plus de chance d’avoir un taux de cholestérol alimentaire normal à l’âge adulte.
Le lait maternel contient aussi des acides gras essentiels tel que l’acide docosahexanoïque (DHA), l’acide arachidonique (ARA) et des acides gras polyinsaturés (AGPI) à longue chaîne. Ces acides gras sont des constituants essentiels de la structure du cerveau. Des études ont démontré l’importance de la DHA et de la ARA dans les processus de maturation cérébrale et rétinienne ce qui a conduit à une supplémentation de ces deux composantes dans les préparations pour prématurés. Cependant il n’a pas encore été prouvé de l’efficacité d’un tel ajout car il semble que le nourrisson est une capacité limitée à fabriquer lui-même ces substances à partir d’autres types de graisses alimentaires. Au contraire, il semble, que les préparations lactées enrichies en DHA développent chez certains bébés des réactions gastro-intestinales.
* LA TENEUR EN GLUCIDES du lait maternel mature est de 75 g/L dont 63 g de lactose et 12g d’oligosaccharides. Le lait de vache ne comporte que du lactose (45 g). Le lactose communément appelé « sucre du lait » est une source d’énergie immédiate pour le bébé mais il contribue également au développement optimal de son cerveau et de son système nerveux central. On peu affirmer aujourd’hui que plus le cerveau d’une espèce est volumineux, plus le taux de lactose dans le lait est élevé. Le lactose favorise également l’absorption du calcium au niveau de l’intestin du bébé. Cet élément minéral est nécessaire à la bonne croissance du squelette et des dents. Les oligosaccharides ont un rôle dans la protection des infections digestives. Ils favorisent la croissance des bonnes bactéries. Lorsque un bébé est exclusivement allaité au sein, c’est la présence des bifidobactéries qui donnent aux selles une odeur bien caractéristique, non désagréable. Les selles d’un bébé nourri au lait artificiel ont au contraire une odeur forte, pas très agréable.
* LES AUTRES COMPOSANTS DU LAIT MATERNEL : la teneur relativement faible en azote et sels minéraux limite la surcharge rénale ce qui n’est pas vrai avec le lait de vache. On note une meilleure biodisponibilité des oligo-éléments comme le fer et le zinc, due à la présence de « ligands » dans le lait de femme. Ainsi le fer, bien que présent en petites quantités dans le lait maternel, est extrêmement bien absorbé. Des études ont montré une absence d’anémie durant les six premiers mois de vie du bébé et qu’au-delà de cet âge, ils puisent le complément de fer dans les aliments solides.
II / LE LAIT HUMAIN APPORTE DES CELLULES VIVANTES ET DE NOMBREUX FACTEURS PROTECTEURS.
Aujourd’hui, il n’est plus à démontrer que les enfants allaités ont moins d’infection microbienne ou virale et ont un taux de mortalité d’origine infectieuse plus faible que ceux qui sont nourris au lait artificiel. Le lait maternel contribue à une meilleure défense du bébé contre les infections.Toutes les études démontrent une diminution sur l’incidence des diarrhées aiguës, otites, rhinites, bronchiolites, infections urinaires, méningites…
Le colostrum sécrété durant les trois premiers jours de l’allaitement contient de nombreuses cellules vivantes et une importante quantité d’IgA, ce qui lui a valu le surnom de « vaccin naturel pour le nouveau-né ». Les cellules vivantes du colostrum agissent sur les bactéries nuisibles et les virus en les détruisant ou en leur faisant obstacle. Ces cellules vivantes survivent dans le système gastro-intestinal du bébé et sécrètent des hormones, des facteurs de croissance et autres substances qui interviennent dans le processus immunitaire. Le lait maternel apporte les anticorps spécifiques (IgA) de l’environnement de la mère et de l’enfant et contribue ainsi à atténuer l’état d’immaturité du système immunitaire du nouveau-né. Les chercheurs ont montré que la présence d’IgA dans le lait maternel stimule le bébé à produire lui-même des IgA dans sa paroi gastro-intestinale. Mais pour que cette prévention des infections soit efficace, l’allaitement maternel exclusif doit être supérieur à trois mois. On sait que cette prévention tend à s’estomper à l’arrêt de l’allaitement maternel et devient moindre après six mois.
L’allaitement maternel agit également sur les maladies chroniques en diminuant les risques de diabète, de maladie coeliaque (intolérance au gluten, protéine présente dans le seigle, l’avoine, le blé et l’orge), de cancer chez l’enfant, de carie dentaire, d’obésité…, et plus tard de risque cardio-vasculaire… Plusieurs études ont noté que les bébés allaités réagissaient mieux aux vaccins que les autres bébés. Ainsi le lait maternel a également une action sur le développement du système immunitaire du bébé.
Les composants immunitaires du lait maternel évitent aussi le développement de réactions allergiques chez les bébés. De nombreuses études ont révélé que les bébés exclusivement allaités pendant plusieurs mois avaient moins de réactions allergiques en grandissant. L’allaitement maternel procure une protection à long terme contre l’eczéma, les allergies respiratoires et les allergies alimentaires.
Toutefois l’hérédité et le régime alimentaire de la mère pendant la grossesse ou au cours de l’allaitement, jouent un rôle dans l’apparition des allergies. Les allergies les plus fréquentes sont liées aux protéines de lait de vache, de soja et à l’arachide, mais aussi au blé, aux fruits exotiques, aux noix…. L’arachide seule est à proscrire de l’alimentation de la femme enceinte. Un enfant est considéré à risque d’allergie s’il a au moins un parent du 1er degré (père, mère, frère, sœur) allergique. Au cours de l’allaitement la mère devra supprimer de son alimentation tous les aliments qui provoquent des troubles chez le bébé (colique, vomissement, air maussade...). Pour ces enfants à risque allergique, l’allaitement maternel exclusif est idéalement recommandé jusqu’à l’âge de 6 mois.
III / L’ALLAITEMENT MATERNEL A UNE INFLUENCE SUR LE DEVELOPPEMENT PSYCHO-AFFECTIF DE L’ENFANT.
De nombreuses études ont montré que le développement cognitif était légèrement supérieur chez les enfants nourris au sein. Cette différence observée dés les deux premières années de la vie persiste dans l’enfance et l’adolescence. Elle est en lien avec la durée de l’allaitement et se remarque d’autant plus que le bébé est né prématuré. Ce dernier point plaide en faveur de la composition du lait et non de l’allaitement au sein puisque la plupart des prématurés recevaient le lait de femme par sonde gastrique. Les travaux montrent une amélioration des performances visuelles et motrices liées d’après les scientifiques à la présence des AGPI à longue chaîne et en particulier à la DHA mais aussi à la présence des oligosaccharides. L’interaction étroite entre la mère et le bébé au cours de l’allaitement, l’environnement socioculturel dans lequel évolue l’enfant ou les facteurs génétiques peuvent avoir un impact sur le développement intellectuel, toutefois, les bébés allaités arrivent toujours en tête par rapport à ceux qui ne le sont pas. L’analyse du lait de femme qui a accouché avant terme est plus riche en DHA et en AGPI que le lait d’une femme qui a accouché à terme.
Bien sûr, ces études ne montrent pas que les bébés allaités seront plus intelligents ou plus performants que les bébés nourris avec un lait artificiel mais elles prouvent que le lait maternel joue un rôle dans le développement du système nerveux.
IV / L’ALLAITEMENT AU SEIN A DES EFFETS SUR LA SANTE DE LA MERE
Le document rédigé par la Société Française de Pédiatrie mentionne : « les sécrétions hormonales provoquées par la mise au sein diminuent le risque d’infections du post-partum et aident l’utérus à reprendre plus vite sa taille, sa forme et sa tonicité. La perte de poids est plus rapide dans les six premiers moins du post-partum. L’allaitement maternel diminue l’incidence des cancers du sein et de l’ovaire avant la ménopause. En cas d’allaitement, le risque d’ostéoporose après ménopause n’est pas accru, la densité osseuse revenant normale après le sevrage. Enfin, la pratique de l’allaitement maternel peut donner à la mère une motivation supplémentaire pour tenter d’arrêter un éventuel tabagisme ».
Pour en savoir plus :
http://www.lllfrance.org/allaitement-information/avantages.htm
http://www.lllfrance.org/allaitement-information/tabac-alcool-cafeine.htm
QU’EN EST IL DES « PREPARATIONS LACTEES POUR NOURRISSONS » DONT LES FABRICANTS CHERCHENT TOUJOURS A SE RAPPROCHER DU LAIT MATERNEL SANS Y PARVENIR ?
Les laboratoires de « laits infantiles » ont cherché à répondre aux besoins des bébés en créant des formules adaptées aux « petits mangeurs » et aux « gros mangeurs ». Pour se faire ils ont modifié le rapport caséine / protéines solubles / lactose. Pour compenser la faible teneur en lactose du lait de vache, de la dextrine-maltose est rajoutée dans la préparation lactée. Ce substitut de sucre, contrairement au lactose, ne libère pas son énergie à un rythme lent et régulier, mais provoque des pics et des chutes du taux de sucre dans le sang.
Pour rassasier les bébés « gros mangeur » les laboratoires ont élaboré des formules de lait artificiel avec un taux de caséine élevé par rapport aux protéines solubles et pauvre en lactose. La caséine de lait de vache forme des caillés volumineux qui « remplissent » l’estomac du bébé plus longtemps du fait d’une digestion plus longue. Mais ces laits ont tendance à constiper le bébé.
De même, pour favoriser un transit rapide et ainsi stimuler l’appétit du « petit mangeur », les fabricants ont conçu un lait enrichit en protéines solubles et en lactose. Ce lait ne constipe pas le bébé, mais a tendance à provoquer des régurgitations. Cette formule qui semble se rapprocher du lait maternel, a l’inconvénient de provoquer des intolérances aux protéines de lait de vache liées aux protéines solubles. Que dire quant on sait que les protéines solubles présentes dans le lait maternel jouent au contraire un rôle important dans la protection contre les infections !!!
Les laits artificiels sont supplémentés en fer, en vitamine D… certains en DHA, en Taurine, en bifidus…mais ces laits artificiels quel que soit les efforts des fabricants sont encore bien loin d’égaler le lait maternel.
Pour en savoir plus :
http://www.ibfan.org (rubrique activité)
http://www.lllfrance.org/allaitement-information/allergies.htm
http://www.lllfrance.org/allaitement-information/biberons-complement.htm#
TOUS CES ARGUMENTS NE SONT-ILS PAS SUFFISAMENT CONVAICANTS POUR DECIDER D’ALLAITER UN BEBE AU SEIN DURANT AU MOINS QUATRE MOIS… DANS L’IDEAL SIX MOIS… ET POURQUOI PAS JUSQU'A DEUX ANS… OU PLUS !
http://www.lllfrance.org/allaitement-information/allaitement-long.htm
Bibliographie :
- l'allaitement de la naissance au sevrage, Marie THIRION, Edition Albin Michel.
- cahier de l'allaitement N° 1 (en maternité) édité par la LLL France.
- l'art de l'allaitement maternel de La Leche League
- L'allaitement maternel, Edition de l'hôpital Sainte Justine
- L'alimentation du jeune enfant et sa santé, J.GHISOLFI, Edition Milan
- Au sein du monde, Nathalie ROQUES, Edition l’Harmattan
- Allaitement maternel, les bénéfices pour la santé de l'enfant et de sa mère, brochure éditée par le Ministère des Solidarités, de la Santé et de la Famille.
Posté le: 11 décembre 2005
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