Prendre soin de ses chevaux… l’exemple Suisse !
Fin avril, en Suisse, le Conseil fédéral a fixé une nouvelle base à la protection des animaux. Il met l’accent sur l'information et la formation des éleveurs et des propriétaires d'animaux. Toute personne s'occupant d'animaux devra connaître leurs besoins. Pour cela, l'Office Vétérinaire Fédéral (OVF) lance une grande campagne d'information appelée : « Mon animal, j'en prends soin !». Cette ordonnance entrera en vigueur le 1er septembre 2008 en même temps que la loi correspondante adoptée fin 2005.
Des dispositions sur les chevaux faisaient déjà l'objet de directives, elles figurent maintenant dans cette Ordonnance sur la protection des animaux.
Parmi les points figurant dans cette Ordonnance, il y a notamment :
- le contact obligatoire avec un autre cheval,
- l'interdiction de détenir les chevaux à l'attache,
- des sorties quotidiennes obligatoires,
- le devoir de formation.
A l'état sauvage, le cheval vit parmi ses congénères. Il devra désormais pouvoir conserver des contacts visuel, auditif et olfactif avec un autre cheval. D'autres compagnons comme vache, chèvre, poule, etc. ne remplacent pas la présence d’un congénère. Les propriétaires auront jusqu'en 2013 pour satisfaire à cette Ordonnance.
Dans son milieu naturel, le cheval est un animal de proie habitué aux grands espaces. Il doit pouvoir observer son environnement pour fuir en cas de danger. C'est pour tenir compte de ce besoin fondamental que la détention des chevaux à l'attache va être interdite. Bien sûr, l'attache de courte durée, par exemple pour le transport ou lors de randonnées sera autorisée. Pour permettre aux jeunes chevaux d'apprendre les règles de vie propres à leur espèce, ils devront être élevés en groupe.
Pour satisfaire à son besoin de mouvement, des sorties quotidiennes seront obligatoires. Pour les poulinières avec leur poulain, les jeunes chevaux et les chevaux qui ne sont pas au travail, la durée minimale de sortie est fixée à deux heures, dans un espace minimal de 150 m2 par animal.
En ce qui concerne l’obligation de formation, les propriétaires de plus de cinq chevaux devront pouvoir présenter une attestation de compétences. Les professionnels élevant plus de onze chevaux devront suivre une formation spécifique comportant une partie pratique et théorique.
Un exemple à suivre pour les législateurs des pays où le cheval n’est pas considéré autrement que comme un objet !
Posté le: 6 mai 2008
Page : 1


