Des molécules qui indiquent qui sera atteint de la Sclérose en Plaques
Des molécules qui indiquent qui sera atteint de sclérose en plaques...
Bruxelles, 9 octobre 2006
L'Institut de pharmacologie et d'investigation biomédicale (Biomed) de l'Université d'Hasselt a découvert des molécules capables de "prédire" quel individu sera atteint de sclérose en plaques et quel en sera son développement, indique lundi "Het Belang van Limburg". Il déposera un brevet dans le courant de l'année avec l'Institut de biotechnologie de Flandre et développera ensuite d'éventuels tests diagnostics supplémentaires.
(Source : Belganieuws)
Génétique et sclérose en plaques
5 octobre 2006
Une équipe Danoise a trouvé qu'un gène connu pour le risque de sclérose en plaques, le DR2b, est toujours présent avec un gène partenaire le DR2a. L'article, publié dans le journal médical Nature, montre que le DR2a tempère les effets risque génétique et réduit la sévérité de la sclérose en plaques. Les auteurs croient que dans le futur cette caractéristique pourrait être exploitée en thérapeutique.
La cause précise de la maladie, dans laquelle le système immunitaire humain attaque le système nerveux central, est inconnue, mais une variété de facteurs génétiques et environnementaux sont actuellement explorés.
Deux tiers des personnes souffrant de sclérose en plaques portent la paire de gènes, mais être porteur des gènes ne signifie pas nécessairement qu'une personne va développer la maladie.
Lors des expérimentations, les auteurs ont découvert que les souris n'ayant qu'un seul des gènes, le DR2b, avaient une forme de sclérose en plaques extrêmement agressive. Celles portant les deux gènes étaient moins susceptibles d'acquérir la maladie et si tel était le cas elles avaient une forme moins sévère de celle-ci. Pour les auteurs le gène à risque, le DR2b, influence le système immunitaire à attaquer l'organisme tandis que le gène DR2a tempère ces effets.
Selon le Pr Lars Fugger, un des chercheurs de l'étude et faisant partie de la clinique immunologique à l'université d'Oxford : le DR2b dit clairement au système immunitaire d'attaquer les tissus de l'organisme d'une manière telle qu'il endommage la personne. Lorsque l'auteur a examiné différentes populations il a trouvé que les gènes étaient toujours retrouvés ensemble, ce qui est vraisemblablement du aux processus de l'évolution. La sélection naturelle a éliminé le gène mais a permis qu'il soit hérité s'il est accompagné de son partenaire DR2a qui tempère son effet.
Les chercheurs espèrent que leur découverte sera utile pour trouver un traitement contre la sclérose en plaques.
(Source : medicms.be )
Posté le: 11 octobre 2006
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