Nouveau REBIF
Immuno-modulateurs
La nouvelle formulation de Rebif est mieux tolérée
3 novembre 2006
Présentés au congrès européen pour le traitement et la recherche sur la SEP (Ectrims), les résultats à un an d’une étude multicentrique de phase IIIb ont montré un profil de tolérance améliorée par l’utilisation de la nouvelle formulation de Rebif (interféron bêta-1a) par rapport aux données historiques.
«La diminution de l’immunogénicité est un bénéfice très important pour le patient avec une meilleure tolérance aux injections sous-cutanées», précise le Dr Gavin Giovannoni (Londres). Les réactions locales des 282 patients sélectionnés pour l’étude sont nettement moindres avec Rebif nouvelle formulation, 29,6 % contre 83,8 % dans l’étude EVIDENCE, soit une division par trois de la fréquence des réactions aux points d’injection. La posologie de Rebif nouvelle formulation était de trois auto-injections par semaine, par voie sous-cutanée, de 44 mcg/0,5 ml, après une période de montée en charge de une à quatre semaines.
A la mise en route du traitement, des doses progressives et des points d’injection sous-cutanés variés sont conseillés. Un syndrome pseudo-grippal est perçu par 90 % des patients en début de traitement. Des rougeurs, des gonflements aux sites d’injection, juste après l’injection, peuvent être constatés, ainsi que des changements d’humeur, une fatigue et des maux de tête. Ces effets indésirables surviennent en début de traitement. Ils sont minorés par la prescription d’un antalgique ou d’un anti-inflammatoire non stéroïdien dans les premiers jours à chaque injection.
Cette nouvelle formulation sera disponible en France en 2007 et les Laboratoires Serono mettent à la disposition des patients un programme éducatif national concernant la perception et le contrôle du gain thérapeutique.
Selon l’Eprms, observatoire européen du traitement, la sclérose en plaques rémittente est traitée de façon variable selon les médecins et les pays. Ainsi, les neurologues français prescrivent les interférons en moyenne après 2,6 poussées, alors que les médecins germaniques et italiens les prescrivent beaucoup plus tôt. Dans les formes récurrentes de sclérose en plaques, responsables de beaucoup de déficits inégaux et variables, le Pr Mark Freedman (Ottawa, Canada) conseille une prescription précoce et en première thérapie, comme facteur stabilisant de la maladie.
Ces nouveaux résultats à un an (quarante-huit semaines) d’une étude de deux ans (quatre-vingt-seize semaines), encore en cours, confortent les données indiquant que l’interféron bêta-1a apparaît comme un traitement prophylactique, protégeant de la dégénérescence neuronale et retardant l’apparition des lésions irréversibles, en luttant principalement contre la composante inflammatoire de la maladie.
(Source : le quotidien du médecin - Dr Alain LE HYARIC)
Posté le: 4 décembre 2006
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