Le diagnostic de SEP n'est toujours pas possible par des tests en Laboratoires!
Le Diagnostic de SEP n'est toujours pas possible par des tests de laboratoire
Une Etude qui réfute les résultats antérieurs sur des tests sanguins qui prétendaient prévoir l’évolution de La Sclérose en Plaques.
Une nouvelle étude réfute une précédente publication qui prétendait que la présence, dans le sérum, d’anticorps spécifiques de la myéline pouvait prédire qu’une personne, qui avait vécu un seul épisode de dysfonctionnement neurologique, développerait éventuellement une SEP.
L’Etude, réalisée par les Docteurs Jens Kuhle et Ludwig Kappos (Hôpital Universitaire de BALE ), Rupert Sandrink (Schering, Berlin) et col. publiée dans le New England Journal of Médicine du 27 Janvier 2007 conclut qu’il n’existe toujours pas de simple test de laboratoire qui puisse diagnostiquer ni prévoir une sclérose en plaques.
La Sclérose en plaques est une maladie immunitaire dont on peut faire le diagnostic par l’association d’une variété de tests cliniques, biologiques et électro-physiologiques. En accord avec les critères de MacDonald, actuellement généralement admis, que soient survenus, espacés dans le temps, plusieurs événements neurologiques, dans plusieurs endroits du Système nerveux.
Souvent une personne n’éprouve qu’une seule atteinte neurologique; si les images (IRM)montrent des anomalies suggérant des lésions cérébrales,on appelle cette condition là Syndrome cliniquement isolé (CIS).
Une personne atteinte de Syndrome cliniquement isolé peut ne jamais éprouver d’autre épisode neurologique ni même développer une Sclérose en Plaques cliniquement définie. S’il devenait possible de prévoir, qui est à même de développer une sclérose en plaques définie, on pourrait instituer un traitement plus précoce, en espérant une meilleure issue.
En 2003, un article du Dr Thomas Berger et col publié dans le New England Journal of Médicine prétendait que des anticorps détectés dans le sérum de patients atteints de CIS, pouvait prédire le passage à une SEP cliniquement définie. L’étude Berger portait sur 103 personnes et identifiaient des anticorps prédictifs contre deux protéines de la myéline—MOG et MPB---Quoique quelques laboratoires aient commencé de proposer des tests pour ces deux anticorps myéliniques , la plupart de spécialistes en SEP n’ont pas changé leurs habitudes et ne les ont pas utilisés.
Le travail de Kuhle et col est la première large investigation qui réfute les résultats de Berger et col. Les chercheurs ont profité du large essai thérapeutique, testant la possibilité pour le Betaferon (interféron beta-1b) de retarder ou de prévenir la survenue d’une SEP cliniquement définie chez 367 personnes atteintes de CIS.
Utilisant des méthodes similaires utilisées par le groupe de Berger et col, ils ont été dans l’impossibilité de trouver quelque association entre la présence d’anticorps anti MOG ou anti MBP et la progression vers une SEP cliniquement définie ou à un Diagnostic de SEP.
La recherche d’anticorps dans le sérum ou d’autres marqueurs biologiques qui peuvent aider au Diagnostic et au pronostic de SEP doit nécessiter tous les plus grands efforts pour tous les chercheurs et les scientifiques du monde entier.
Posté le: 30 janvier 2007
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