Le Monoxyde de carbone pourrait combattre la S.E.P. Portugal
Médecine
Une équipe de chercheurs portugais utilise le monoxyde de carbone dans le combat de la sclérose en plaques
http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/42141.htm
Une étude réalisée par une équipe de chercheurs portugais de l'Institut Gulbenkian de la Science (IGC) a montré que le monoxyde de carbone peut empêcher le développement de sclérose en plaques. Ces travaux ont été dirigés par Miguel Soares, chercheur à IGC, en collaboration avec les laboratoires de neurologie et de pathologie de l'Université de Stanford, en Californie, dirigés respectivement par Lawrence Steinman et Raymond Sobel. Cette étude a été publiée dans le numéro de février de la revue scientifique "The Journal of Clinical Investigation".
La maladie, reconnue comme auto-immune, résulte d'une attaque, par le système immunitaire, des cellules du système nerveux central (composé par le cerveau et la moelle épinière). La sclérose en plaques affecte 2.5 millions de personnes dans le monde et, bien que 75% des personnes affectées soient des femmes âgées entre 20 et 50 ans, toute personne est susceptible de développer la maladie.
L'objectif de cette étude est de vérifier s'il est possible d'empêcher la progression de la sclérose en plaques en utilisant les mécanismes permettant de prévenir les lésions de tissus. Ces travaux sont basés sur les précédentes découvertes du laboratoire dirigé par Miguel Soares qui ont montré que les cellules qui expriment le gène de l'hème-oxygénase-1, codant pour une protéine productrice de monoxyde de carbone, sont protégées contre les lésions causées par le système immunitaire.
Les résultats ont montré que le monoxyde de carbone empêche la formation des lésions neuronales associées au développement de l'encéphalomyélite auto-immune expérimentale (EAE), syndrome lié à la sclérose en plaques. Ils ont mis en évidence que l'induction pharmacologique de protéine hème-oxygénase-1 chez les jeunes rats ou l'inhalation de faible quantité de monoxyde de carbone par les rats a pu stopper la progression de la maladie.
Ces résultats suggèrent que l'induction de hème-oxygénase-1 ou l'exposition au monoxyde de carbone (un gaz toxique dans des concentrations élevées) pourront offrir de nouvelles voies thérapeutiques dans le combat contre la sclérose en plaques et probablement dans le traitement d'autres maladies auto-immunes.
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Posté le: 4 avril 2007
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