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2 nouveaux articles : gènes de susceptibilité à la Sclérose En Plaques et vaccin expérimental pour la SEP
19/11/2007
Gènes de susceptibilité à la Sclérose En Plaques (SEP) : de nouvelles données.
Gregory SG et collaborateurs, Etats-Unis. Lundmark F et collaborateurs, Suède.
Nature Genetic, Septembre 2007.
International Multiple Sclerosis Genetics Consortium.
New England Journal of Medicine, Août 2007.
En utilisant des approches différentes, 2 groupes indépendants et un consortium international de chercheurs ont mis en avant le rôle qu’un gène pourrait jouer dans la prédisposition à la SEP. Il s’agit du gène codant pour un récepteur de l’interleukine-7 (IL-7).
Le consortium international a également identifié une association entre un autre gène codant pour le récepteur de l’interleukine-2 (IL-2) et la SEP.
Ces 2 gènes interviennent dans la régulation fonctionnelle des cellules immunitaires lors de l’attaque inflammatoire. Ces interleukines sont associées à un type particulier de cellules T (les cellules T régulatrices) capables de diminuer l’attaque immunitaire.
Selon Gregory et collaborateurs, la variation génétique observée pour le récepteur IL-7 pourrait modifier le nombre de récepteurs membranaires disponibles, induisant un environnement favorable au développement de la SEP.
En conclusion, ces études ont permis d’identifier des mécanismes possibles de la SEP, et pourraient conduire au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques. Toutefois, de nombreux autres gènes de susceptibilité restent à identifier.
Un vaccin expérimental pour la SP
Bar-Or et collaborateurs, Canada et Etats-Unis.
Archives of Neurology, août 2007.
L’objectif premier de cette étude à double insu, croisée, avec répartition aléatoire et avec placebo était d’évaluer l’innocuité du médicament (BHT-3009), sa tolérance et la modulation immunitaire qu’il pouvait provoquer chez les personnes ayant la SEP. Le BHT-3009 est un « vaccin » contenant l’ADN permettant la synthèse de la protéine basique de la myéline (MOG), constituant l’antigène. Les 30 patients participant à cette étude avaient une forme rémittente ou progressivement secondaire de SEP active et ne prenaient pas d’autres traitements modificateurs. Ils ont reçu des injections intramusculaires durant plusieurs semaines. Trois doses différentes ont été étudiées. L’étude montre que le vaccin n’est pas nocif et induit une tolérance immunitaire spécifique à l’antigène avec une diminution du nombre et du volume des lésions au cerveau sur les clichés d’IRM. Toutefois, même si ces résultats sont prometteurs, l’étude n’en est qu’à ses débuts et un essai plus vaste, multicentrique est nécessaire.
Posté le: 23 novembre 2007
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