23ème de PRAGUE (suite)
Le cortex est touché précocement dans la SEP
Publié le 26/11/2007
Il va falloir jeter tous nos manuels de neurologie qui décrivent la sclérose en plaques (SEP) comme une maladie de la substance blanche, de la myéline et des oligodendrocytes. L’atteinte axonale est en effet maintenant identifiée depuis une dizaine d’années. Les arguments sont cliniques (crises d’épilepsie, atteinte cognitive), IRM (détection de plaques corticales avec les nouvelles techniques) et neuropathologiques. Deux communications ont fait la synthèse des dernières avancées dans ce domaine. Les plaques corticales sont en général moins inflammatoires que les lésions de la substance blanche et plus remyélinisantes. En outre, elles peuvent apparaître précocement comme cela a été confirmé par des études en transfert de magnétisation et neuropathologiques (analyse de prélèvements biopsiques). Ces anomalies fréquentes du cortex (près d’un tiers des patients) devront aussi être évaluées car, en raison de leurs caractéristiques singulières, elles peuvent éclairer la physiopathologie de la maladie.
Dr Charles Gouraud
Brück W : “Cortical pathology in MS : is it really a late phenomenon ?” 23rd Congress of the European Committee for the Treatment and Research in Multiple Sclerosis (ECTRIMS) (Prague) : 11-14 octobre 2007.
Posté le: 30 novembre 2007
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