Des facteurs génétiques de la S.E.P.
Des facteurs génétiques de prédisposition à la SEP identifiés à partir d’une étude de l’ensemble du génome
Publié le 12/09/2007
La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire avec une composante auto-immune. Depuis plusieurs décennies, de nombreuses équipes essayent d’identifier un ou des gènes de susceptibilité de la maladie. Cette influence génétique avait été initialement suspectée en raison des différences de prévalence observées selon les ethnies, l’existence de cas familiaux et les études effectuées chez les jumeaux. Depuis les années 80, l’association avec certains polymorphismes du complexe majeur d’histocompatibilité avait été démontrée mais les études avec une approche gène candidat ou en utilisant avec des microstallelites se sont soldées par un échec.
Dans le New England Journal of Medecine, cependant, est publiée une étude importante basée sur l’analyse complète du génome. Grâce à des micropuces ADN il est possible d’identifier plusieurs centaines de milliers de marqueurs chez plusieurs centaines de patients. L’étude initiale effectuée sur 931 familles a porté sur 334 923 polymorphismes de séquence du génome. Les résultats ont été répliqués dans 609 cas familiaux, 2 323 patients et 789 contrôles.
Au terme de ces différentes analyses, les auteurs concluent à une association avec les gènes de la chaîne α du récepteur de l’interleukine 2 et l’interleukine7 et des polymorphismes du locus du complexe HLA DR précédemment identifiés. Le gène de la chaîne α du récepteur de l’interleukine 2 a été aussi associé au diabète de type I et la maladie de Graves. Il existe de nombreux arguments expérimentaux en faveur de l’implication de ce gène dans les maladies auto-immunes. Dans la SEP, les preuves définitives manquent mais des essais thérapeutiques de phase II ont testé avec succès l’effet d’un anticorps monoclonal dirigé contre ce récepteur. Les résultats de ces études sont intéressants mais il faut garder à l’esprit que ces polymorphismes sont des facteurs de risque modérés car ils n’expliquent que 0, 2 % de la variance du risque de développement d’une SEP.
Posté le: 4 janvier 2008
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