Généthique
Maladie neurologique caractérisée par la destruction en petites plaques
de la substance blanche, nerveuse, respectant la substance grise et les
nerfs périphériques.
Elle peut atteindre la substance blanche du cerveau, du cervelet, du
tronc cérébral, du bulbe ou de la moelle épinière.
C'est la myéline qui est détruite (la myéline est la substance entourant
les fibres nerveuses) . La plaque détruite est alors le siège d'une
sclérose.
La maladie évolue par poussées avec des périodes de rémission. (forme
remittente) .
Il existe une autre forme de la maladie dite progressive sans périodes
de rémission, de moins bon pronostic quant à la rapidité d'évolution.
De nombreuses hypothèses ont été avancées pour expliquer la maladie.
Actuellement on pense qu'il s'agit d'une maladie auto-immune,
c'est-à-dire qu'en réponse à des attaques diverses, l'organisme fabrique
des anticorps qui détruisent sa propre substance blanche.
En octobre 1992, des chercheurs finlandais viennent de démontrer une
prédisposition génétique à la maladie. En effet, le gène codant pour la
protéine de base de la myéline, situé sur le chromosome 18, jouerait un
rôle dans la cause de la maladie. Des études vont permettre de préciser
la survenue de la démyélisation responsable de la maladie.
Il semblerait que le chromosome 6 soit également impliqué.
Voir SCLEROSE EN PLAQUES GENETIQUE <contenu.php?id_guerir=8020>
Cette maladie touche également les adultes jeunes des deux sexes. Elle
est inconnue dans les pays chauds.
Une équipe française, dirigée par Hervé Perron (unité mixte CNRS
Bio-Mérieux UMR 103 Lyon), semble apporter la preuve moléculaire qu'un
rétrovirus est associé à la sclérose en plaques. Il s'agirait d'un
oncovirus de type C , virus qui est identifié et séquencé et qui a été
retrouvé chez des patients atteints de sclérose en plaques.
L'épidémiologie doit confirmer cette découverte qui permettra un
diagnostic plus précoce, une approche pronostique plus précise et
également la mise en place vraisemblable de nouveaux traitements.
Cette découverte fait suite à plus de 10 ans de recherches: un virus
suspect appelé LM7 (qui est un rétrovirus) avait été isolé il y a
quelques années. On vient d'identifier la séquence rétrovirale
spécifique de ce LM7.
Ce virus qui appartient à la classe des rétrovirus est maintenant appelé
MSRV pour "Multiple Sclerosis Retro Virus".
Il vient d'être démontré que le virus appelé auparavant LM7 possède un
GENOME <contenu.php?id_guerir=4327> ARN contenant la séquence spécifique
MSRV pol.
Ce virus peut être rapproché de certains rétrovirus qui sont
responsables chez l'animal d'atteintes neurologiques, de leucémies et de
tumeurs solides.
Les études doivent se poursuivre pour préciser la contribution exacte de
MSRV en tant que virus causal.
Les cellules infectées par le MSRV produisent une protéine puissamment
gliotoxique (détruisant la myéline), ce qui est déjà un argument en
faveur de la responsabilité de ce virus.
Posté le: 31 décembre 2005
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