23ème de PRAGUE (suite 3)
SEP : la cigarette n’arrange rien !
Publié le 26/11/2007
Des études avaient déjà montré que le tabagisme était un facteur de risque et de susceptibilité de sclérose en plaques (SEP) progressive. A Prague, une équipe américaine a rapporté, en plus, un effet délétère sur l’évolution de la maladie. Les conséquences du tabagisme sur l’état clinique et les anomalies radiologiques ont été étudiées de manière rétrospective dans une cohorte de 368 patients atteints de SEP. L’EDSS des fumeurs était plus sévère que celui des non fumeurs (mais la différence était non significative) et l’IRM a montré que le tabac modifiait significativement le volume cérébral et la prise de contraste. Selon ces auteurs, le tabagisme actif entraîne une majoration de l’atrophie cérébrale et la rupture de la barrière hémato-encéphalique. Décidément, rien ne sera épargné aux amateurs de l’herbe à nicot...
Dr Charles Gouraud
Zivadinov R et coll. : “Cigarette smoking and MRI characteristics in multiple sclerosis.” 23rd Congress of the European Committee for the Treatment and Research in M...
Posté le: 30 novembre 2007
23ème de PRAGUE (suite 2)
Un marqueur de SEP dans l’œil !
Publié le 26/11/2007
La tomographie en cohérence optique est une technique utilisée en ophtalmologie dans le diagnostic des pathologies de la macula. Une équipe française a utilisé cette technique chez 58 patients et 30 témoins sans notion de neuropathie optique pour mesurer l’épaisseur de la couche des fibres nerveuses rétiniennes. Dans tous les sous types de sclérose en plaques (SEP), il a été noté un amincissement de la couche des fibres qui était corrélé avec le score EDSS. Ces auteurs suggèrent que ce paramètre pourrait être un marqueur indirect de la perte axonale. Il pourrait aussi être utile au diagnostic de la SEP primaire progressive.
Dr Charles Gouraud
Meyniel C et coll. : Retinal nerve fibre layer in different subtypes of multiple sclerosis. 23rd Congress of the European Committee for the Treatment and Research in Multiple Sclerosis (ECTRIMS) (Prague) : 11-14 octobre 2007.
Posté le: 30 novembre 2007
23ème de PRAGUE (suite)
Le cortex est touché précocement dans la SEP
Publié le 26/11/2007
Il va falloir jeter tous nos manuels de neurologie qui décrivent la sclérose en plaques (SEP) comme une maladie de la substance blanche, de la myéline et des oligodendrocytes. L’atteinte axonale est en effet maintenant identifiée depuis une dizaine d’années. Les arguments sont cliniques (crises d’épilepsie, atteinte cognitive), IRM (détection de plaques corticales avec les nouvelles techniques) et neuropathologiques. Deux communications ont fait la synthèse des dernières avancées dans ce domaine. Les plaques corticales sont en général moins inflammatoires que les lésions de la substance blanche et plus remyélinisantes. En outre, elles peuvent apparaître précocement comme cela a été confirmé par des études en transfert de magnétisation et neuropathologiques (analyse de prélèvements biopsiques). Ces anomalies fréquentes du cortex (près d’un tiers des patients) devront aussi être évaluées car, en raison de leurs caractéristiques singulières, elles peuvent éclairer la physiopathologie de la maladie.
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Posté le: 30 novembre 2007
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