23ème de PRAGUE (suite 6)
SEP : flop des statines
Publié le 26/11/2007
Depuis plusieurs années, les statines sont testées dans d’autres indications que l’hypercholestérolémie en raison de leur effet pléiotrope. Comme souvent les premières études ouvertes se sont avérées positives. On attendait avec impatience le résultat des études contrôlées.
Déception, une première étude avait montré que l’atorvastatine pouvait inhiber l’effet de l’interféron. L’analyse de l’évolution des patients sous statine inclus dans l’étude SENTINEL et suivis pendant 116 semaines a été communiquée à Prague. Celle ci ne rapporte aucun effet positif ni négatif de ces statines sur le nombre des poussées et les anomalies IRM.
Dr Charles Gouraud
Rudick R et coll. : Effects of statins on intramuscular interferon beta-1a for relapsing-remitting multiple sclerosis. 23rd Congress of the European Committee for the Treatment and Research in Multiple Sclerosis (ECTRIMS) (Prague) : 11-14 octobre 2007.
Posté le: 30 novembre 2007
23ème de PRAGUE (suite 5)
La fluoxétine déprime les plaques
Publié le 26/11/2007
Qui l’eu cru ? La fluoxétine, antidépresseur star des années 90, a montré une efficacité chez des animaux atteint d’une encéphalite allergique expérimentale, modèle de SEP. Il a été ensuite démontré que la fluoxétine pouvait augmenter le niveau d’AMP cyclique dans l’astrocyte via un effet sur des récepteurs noradrénergique. Une étude préliminaire avec une méthodologie rigoureuse en double aveugle effectuée chez 40 patients pendant 24 semaines vient de démontrer l’effet significatif de la fluoxétine sur l’activité IRM de la maladie. Une deuxième carrière pour la fluoxétine ? Affaire à suivre.
Dr Charles Gouraud
Mostert JP et coll. : A randomised, double-blind, placebo-controlled study of fluoxetine for relapsing multiple sclerosis. 23rd Congress of the European Committee for the Treatment and Research in Multiple Sclerosis (ECTRIMS) (Prague) : 11-14 octobre 2007.
Posté le: 30 novembre 2007
23ème de PRAGUE (suite 4)
Pourquoi les parasitoses protègent-elles de la SEP ?
Publié le 26/11/2007
Une étude épidémiologique réalisée par des auteurs argentins publiée l’année dernière avait montré que les patients souffrant de parasitoses avaient une sclérose en plaques (SEP) moins active. Ces mêmes auteurs ont depuis tenté d’élucider les mécanismes protecteurs mis en jeu. Ils ont rapporté les résultats ayant étudié les conséquences de l’infection parasitaire sur les lymphocytes B infectés chez 12 patients ayant une SEP et 12 témoins d’un travail. Il s’avère que les parasitoses pourraient activer les lymphocytes B producteurs d’IL10 chez les patients atteints de SEP, tempérant certaines réactions immunitaires. En outre, ces lymphocytes B produisent plus de BDNF et de NGF, facteurs neurotrophiques.
Dr Charles Gouraud
Correale J et Farez M : « The role of regulatory B-cells during the course of parasite infections in multiple sclerosis patients.” 23rd Congress of the European Committee for the Treatment and Research in Multiple Sclerosis (ECTRIMS) (Prague) : 11-14 octobre 2007.
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Posté le: 30 novembre 2007
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