Acquérir un bateau neuf, c’est toujours l’aboutissement d’un projet passionné : quelle que soit sa taille, le navire représente souvent bien plus qu’un simple bien matériel. Pourtant, la question de l’assurance, trop souvent reléguée au second plan, conditionne la tranquillité du plaisancier, que ce soit à la marina ou en pleine mer. Entre les exigences potentielles des ports, la valeur élevée du bateau neuf et la complexité des garanties à souscrire, chaque décision en matière d’Assurance Marine se révèle décisive. De la simple responsabilité civile aux couvertures les plus pointues, choisir ses garanties demande analyse et anticipation, surtout à l’ère où acteurs comme Axa Marine ou Generali Nautisme rivalisent d’offres sur mesure. Pour vous guider, cet article confronte arguments, situations concrètes et critères incontournables lors de l’achat d’un navire flambant neuf.
Comprendre la nécessité d’assurer un bateau neuf : enjeux et obligations
La question de l’obligation d’assurance pour un bateau neuf suscite débat chez nombre de futurs propriétaires. À première vue, l’absence de contrainte légale en France pour les petits navires semble rendre l’Assurance Marine facultative. Néanmoins, s’arrêter à cette seule réalité juridique reviendrait à sous-estimer les risques et les potentielles pertes financières encourues.
En pratique, la réglementation impose une assurance obligatoire uniquement pour les navires dont la jauge brute atteint ou dépasse 300, ce qui concerne une minorité de yachts ou de bateaux à usage professionnel. Toutefois, plusieurs ports, marinas et associations nautiques exigent systématiquement une attestation d’assurance pour pouvoir offrir une place d’amarrage ou des services liés. Cette exigence contractuelle se justifie aisément par la nécessité de protéger non seulement les infrastructures portuaires, mais aussi les autres usagers du site.
Pour le citoyen lambda s’offrant son premier voilier de plaisance ou un bateau à moteur sortant tout juste des chantiers, une réalité demeure incontournable : l’absence d’assurance laisse le propriétaire seul responsable de tout dommage causé à autrui. Au vu de la valeur d’un bateau neuf – souvent plusieurs dizaines voire centaines de milliers d’euros – le coût d’un accident, d’un incendie ou d’une collision peut vite dépasser l’économie réalisée en omettant l’assurance.
Pour bien saisir l’enjeu, il convient de distinguer :
- Les dommages causés à des tiers (blessures, dégâts aux embarcations voisines, impact sur les infrastructures portuaires, etc.)
- Les dommages subis par le bateau lui-même (vol, incendie, naufrage, tempête, etc.)
- Les contraintes imposées par les professionnels du secteur (marinas, chantiers, organismes de navigation, etc.)
Face à cette diversité de risques, ignorer l’assurance constituerait une prise de risque démesurée, particulièrement au regard de la responsabilité civile. Le cas de François, jeune acquéreur d’un day-cruiser en 2025, en atteste : victime d’un accrochage alors qu’il manœuvrait près d’un ponton, il n’aurait pu indemniser le yacht de luxe qu’il avait endommagé sans une assurance adaptée. Cet exemple, loin d’être isolé, rappelle combien la protection financière reste l’argument central.
| Risque | Obligation légale | Exigence de port | Conséquence sans assurance |
|---|---|---|---|
| Dommages aux tiers | Non (sauf ≥ 300 jauge) | Souvent exigée | Responsabilité personnelle totale |
| Dommages au bateau | Non | Parfois exigée | Perte financière totale |
| Vol | Non | Rarement exigée | Aucune indemnisation sans assurance |
Cette réalité impose donc, au-delà d’une simple conformité, de considérer l’assurance comme une composante essentielle à tout projet d’acquisition nautique. La réflexion sur les besoins spécifiques doit précéder la signature du contrat d’assurance, étape sur laquelle nous reviendrons en détail dans la partie suivante consacrée aux principes fondamentaux de la couverture.
Responsabilité civile : la garantie minimale à intégrer absolument
L’unanimité règne parmi les experts de l’Assurance Marine : la responsabilité civile s’impose comme le socle de toute couverture, même en l’absence d’obligation légale. Cette garantie protège l’assuré contre les conséquences financières des dommages qu’il pourrait involontairement causer à autrui avec son bateau. Sa portée, souvent sous-estimée, s’étend bien au-delà du périmètre du plaisancier isolé.
D’un point de vue juridique, la responsabilité civile s’appuie sur le principe que nul ne doit nuire à autrui, volontairement ou non. Dans un cadre nautique, cela englobe notamment :
- Dommages matériels causés à d’autres bateaux, pontons, équipements portuaires, balises…
- Dommages corporels à des tiers, qu’il s’agisse de passagers, d’autres plaisanciers ou de baigneurs
- Dégâts immatériels tels que les pertes d’exploitation ou d’usage subies par autrui suite à un accident nautique
Un sinistre maritime, même anodin en apparence, peut entraîner des coûts faramineux. Il suffit d’imaginer un voilier neuf heurtant un yacht luxueux dans un port prestigieux de la Côte d’Azur : sans assurance responsabilité civile, l’acquéreur se retrouverait seul à assumer une note à plusieurs zéros. La jurisprudence récente regorge d’exemples où, par négligence sur l’assurance, des particuliers ont vu leur patrimoine personnel engagé jusqu’au dernier centime.
Les grands assureurs actifs dans le domaine – à l’instar de MAIF Marine, Groupama ou Gan Assurances – proposent désormais des garanties responsabilité civile qui s’intègrent en standard à toutes leurs formules, qu’il s’agisse de solutions au tiers ou tous risques. Ces contrats s’accompagnent généralement d’un plafond d’indemnisation conséquent, variable selon la taille et la valeur du navire assuré.
Le propriétaire avisé ne doit jamais négliger :
- Le montant de la franchise applicable en cas de sinistre responsable
- Les exclusions spécifiques, notamment lors de régates ou de compétitions
- La portée géographique de la garantie : certains contrats limitent la couverture aux eaux territoriales françaises
La responsabilité civile excède le simple acte de prudence : il s’agit d’un geste éthique, garantissant la sécurité collective et préservant la solidarité entre plaisanciers. L’expérience du Foyer Nautique, association varoise, le confirme depuis des années : en rendant l’assurance RC obligatoire à l’entrée de leurs ports partenaires, ils ont vu le nombre de litiges et la gravité des sinistres chuter drastiquement.
| Assureur | Plafond RC | Franchise (ex. bateau neuf) | Spécificités |
|---|---|---|---|
| Groupama | Jusqu’à 10M€ | 500€ | Assistance juridique incluse |
| MAIF Marine | 8M€ | 300€ | Défense et recours d’office |
| Allianz Nautique | 10M€ | 600€ | Procédure accélérée sur sinistres matériels |
Loin de se suffire à elle-même, la responsabilité civile ouvre la voie à des garanties plus étendues, nécessaires pour protéger l’investissement qu’implique un bateau neuf. C’est l’objet de la suite, axée sur les options multirisques et tous risques, de plus en plus plébiscitées en 2025.
Formule tous risques versus multirisques plaisance : quelles différences pour un bateau neuf ?
Face au large éventail d’offres proposées par des acteurs comme Lloyd’s, Matmut ou encore Generali Nautisme, il devient crucial de démêler les subtilités des contrats tous risques et multirisques plaisance. Pour les propriétaires d’un navire neuf, le choix ne relève pas uniquement d’un arbitrage budgétaire, mais bien d’une évaluation rigoureuse des risques réels et potentiels liés à une telle acquisition.
La formule « tous risques » se distingue avant tout par la variété et l’étendue de ses garanties. Au-delà de la responsabilité civile, le contrat prévoit généralement la prise en charge :
- Des dommages accidentels survenus au navire en toutes circonstances
- Du vol et tentative de vol – une menace grandissante dans plusieurs marinas méditerranéennes
- Des dégâts causés par des événements naturels comme les tempêtes, la foudre ou l’incendie
- Des frais de retirement d’épave et de remorquage, fréquemment négligés et pourtant coûteux lorsque le bateau s’échoue
La couverture multirisques plaisance fonctionne, quant à elle, comme un package personnalisable. Outre les sinistres courants (vol, incendie, tempête…), elle propose souvent des options destinées aux plaisanciers les plus exigeants :
- Indemnisation en valeur à neuf sur une période donnée (idéal pour les propriétaires de bateaux sortant du chantier)
- Garantie vices cachés : en 2025, plusieurs litiges judiciaires pris en charge par Axa Marine ont permis aux acquéreurs lésés d’être indemnisés à 100 % grâce à cette couverture
- Assistance et rapatriement du navire et de l’équipage
Pour bien comprendre les différences, examinons le cas d’Amélie, jeune navigatrice ayant opté pour le modèle multirisques chez Matmut : victime d’un incendie moteur lors de sa première saison, elle a pu bénéficier d’une indemnisation intégrale, y compris sur l’accastillage neuf de son open-cruiser. À l’inverse, son voisin de ponton, assuré au tiers seulement, a vu son patrimoine fondre, la réparation dépassant la valeur du bateau.
| Type de contrat | Garanties couvertes | Adapté à… | Exclusions fréquentes |
|---|---|---|---|
| Tous risques | Dommages accidentels, vol, incendie, tempête | Bateaux récents, de grande valeur | Mauvais entretien, usage professionnel non déclaré |
| Multirisques plaisance | Dommages + options personnalisées (vices cachés, assistance, valeur à neuf…) | Navires neufs, propriétaires exigeants | Participations à courses non déclarées |
Cette confrontation ne doit pas masquer une vérité : le prix d’une assurance multirisques peut paraître dissuasif au premier abord, mais il se justifie largement par la hauteur des sommes engagées lors de sinistres majeurs. Pour le propriétaire d’un bateau neuf en quête de sérénité, choisir une formule complète est une assurance-vie financière.
Garanties spéciales pour bateau neuf : valeur à neuf, vices cachés et assistance
L’acquisition d’un navire neuf en 2025 s’accompagne d’exigences spécifiques en matière d’assurance, dictées par l’importance du capital investi et le souci de préserver la pleine valeur du bien. Les principales compagnies – Gan Assurances, Lloyd’s, Allianz Nautique – adaptent leurs offres pour répondre aux attentes d’une clientèle de plus en plus informée sur les garanties techniques et juridiques utiles lors des premières années de navigation.
Parmi les modules indispensables, la valeur à neuf tient le haut du pavé. À la différence d’une indemnisation basée sur la valeur vénale (souvent inférieure), cette clause garantit le remplacement ou la réparation du bateau à sa valeur de sortie de chantier, généralement sur une période de 2 à 5 ans après l’achat. Dans la pratique, cette couverture a permis à plusieurs propriétaires victimes d’avaries majeures – explosion du moteur, tempête dévastatrice, naufrage complet – de retrouver un bateau équivalent sans devoir financer eux-mêmes la différence, trop souvent abyssale dans le cas d’un navire flambant neuf.
Autre élément crucial : la garantie vices cachés. Même les bateaux neufs ne sont pas à l’abri de défauts de conception, d’erreurs d’assemblage ou de pièces défectueuses. En 2024, un célèbre chantier naval italien a reconnu la pose de pompes de cale inadaptées sur une série de modèles neufs, avec remboursement intégral assuré pour les propriétaires bénéficiant d’un contrat exhaustif couvrant les vices cachés. Cette garantie, plébiscitée chez Foyer Nautique et Generali Nautisme, complète la classique garantie constructeur et évite au plaisancier des années de recours judiciaires incertains.
Enfin, il serait inopportun de négliger les services d’assistance nautique intégrés à la plupart des contrats premium. Ils couvrent :
- Le remorquage du navire en cas de panne loin des côtes
- Le rapatriement de l’équipage en cas d’événement grave (blessure, avarie totale, etc.)
- La prise en charge des frais de recherche et de sauvetage
Ces garanties, longtemps considérées comme accessoires, deviennent vitales dès lors que l’on aborde une navigation au large ou à l’étranger.
| Garantie spéciale | Avantage pour bateau neuf | Durée habituelle | Proposé par |
|---|---|---|---|
| Valeur à neuf | Indemnisation à la valeur d’achat initiale | 2 à 5 ans | Gan Assurances, Allianz Nautique |
| Vices cachés | Protection contre défauts et réparations imprévues | Variable (souvent 2 ans) | Foyer Nautique, Generali Nautisme |
| Assistance étendue | Tranquillité lors de la navigation hauturière | Durée du contrat | MAIF Marine, Lloyd’s |
Le cumul de ces garanties premium transforme l’assurance bateau neuf en un véritable rempart contre les aléas. Pour qui considère la navigation comme une passion de long terme, la prise en charge des imprévus techniques et humains est la condition d’une pratique sereine. À ce chapitre, la prochaine section s’intéressera à la lutte contre le vol, risque particulièrement sensible sur un marché de bateaux neufs qui attise convoitises et fraudes sophistiquées.
Le risque de vol : stratégies de sécurisation et garanties adaptées pour bateaux neufs
L’essor du nautisme haut de gamme, observé ces dernières années en France, a conduit à une recrudescence impressionnante des vols de bateaux neufs. Face à cette criminalité organisée, les compagnies d’Assurance Marine comme Axa Marine ou Matmut ont développé des garanties spécifiques, tout en adaptant leurs conditions de souscription pour renforcer la vigilance des plaisanciers.
Le vol ne concerne plus seulement les annexes ou équipements : en 2025, la majorité des sinistres déclarés impliquent des semi-rigides, day-boats et cruisers à la pointe de la technologie, prisés pour leur facilité de transport. Or, la valeur de remplacement d’un navire neuf, couplée à la rapidité d’exécution des réseaux de voleurs, implique des enjeux colossaux pour les assureurs comme pour les propriétaires.
Les meilleures stratégies pour sécuriser son investissement s’appuient sur l’articulation de plusieurs facteurs complémentaires :
- Equipement du navire avec traceur GPS, ancrage sécurisé et alarme connectée
- Accord préalable de l’assureur sur les dispositifs de sécurité installés, ceux-ci conditionnant souvent la validité de la garantie vol
- Stationnement du bateau dans une marina surveillée ou sur un emplacement validé par l’assurance (notamment en période hivernale)
- Déclaration rapide et complète en cas de vol, tous documents attestant de la propriété et de la configuration initiale du bateau étant capitaux pour le traitement du dossier
Du côté des garanties, les contrats modernes prévoient généralement :
- Indemnisation intégrale ou en valeur à neuf sur présentation des justificatifs adéquats
- Prise en charge des frais de récupération ou de destruction du navire, en cas de vol puis de découverte de l’épave
- Couverture des vols « partiels » (accastillage, moteurs hors-bord, électronique intégrée, etc.)
Le cas récent d’un propriétaire assuré auprès de Groupama, victime du vol de son voilier sur remorque, illustre la pertinence d’une telle couverture : grâce à la clause valeur à neuf et à l’activation immédiate du plan d’assistance, il a pu être intégralement remboursé de la perte du bateau et de ses équipements électroniques haut de gamme.
| Dispositif de sécurité | Réduction sur prime | Obligatoire pour indemnisation |
|---|---|---|
| Alarme connectée | Jusqu’à 10 % | Oui (parfois) |
| Traceur GPS | 5 à 8 % | Oui pour bateaux > 100 000€ |
| Ponton surveillé | 2 à 5 % | Non (mais recommandé) |
À l’heure où un bateau neuf est aussi exposé à la convoitise qu’une automobile de luxe, négliger la garantie vol représente une faute stratégique. En combinant protection technique et assurance adaptée, le nouveau propriétaire s’assure une sérénité durable. La suite de notre dossier se penche sur un autre pan souvent ignoré : la prise en charge des accidents à terre, lors des phases de remorquage ou d’hivernage.
Garanties pour risques terrestres : remorquage, dégâts lors du transport et stockage
Détrompez-vous : la vulnérabilité d’un bateau neuf ne s’arrête pas à la sortie du port ou à la navigation en mer. Les phases de transport, remorquage et stockage – qu’il s’agisse d’un hivernage ou d’un déplacement ponctuel – exposent le navire à de nouveaux risques, qui font l’objet de garanties dédiées chez les principaux assureurs, tels que Gan Assurances, Generali Nautisme ou Allianz Nautique.
En 2025, la part des sinistres constatés lors de la manutention terrestre d’un navire neuf n’a jamais été aussi élevée. Rayures sophistiquées lors du halage, chutes pendant la mise à l’eau, collisions pendant le remorquage, détérioration des pièces sensibles abritées en cale sèche : la liste des aléas potentiels est longue. Pourtant, nombre de plaisanciers découvrent trop tard que leur assurance classique ne couvre pas toujours ces événements.
Il devient alors crucial d’intégrer les garanties suivantes lors de la négociation de son contrat :
- Garantie déplacement terrestre : indemnisation en cas de chocs ou accidents lors du transport sur remorque ou de la mise à l’eau
- Extension stockage/hivernage : prise en charge des dommages causés lors de périodes d’immobilisation prolongées (vol, dégradation, incendie)
- Protection du matériel électronique et des équipements démontés
Ces modules complémentaires, proposés par MAIF Marine ou Lloyd’s, permettent d’obtenir rapidement une indemnisation en cas de casse avérée même hors période de navigation. Prenons l’exemple d’une équipe bretonne ayant vu son catamaran neuf endommagé sur autoroute à la suite d’un freinage d’urgence en 2024 : grâce à la garantie déplacements terrestres souscrite avec Allianz Nautique, la remise en état fut intégralement prise en charge.
| Garantie | Périmètre | Assureurs proposant |
|---|---|---|
| Déplacements terrestres | Toutes phases de transport et remorquage | Lloyd’s, Allianz Nautique |
| Stockage/hivernage | Vol ou dégradation du navire stationné | Generali Nautisme, MAIF Marine |
| Matériel démonté | Électronique, accastillage hors navire | Gan Assurances, Foyer Nautique |
La gestion intelligente des risques terrestres, grâce à des garanties adaptées, évite au propriétaire de transformer sa passion en une source de stress permanent. L’articulation avec la gestion des sinistres en mer optimise la couverture globale, sur laquelle reviendra la section suivante dédiée à la défense et recours, souvent négligée par les nouveaux assureurs.
Défense, recours et protection juridique : l’importance d’être bien conseillé
La défense et le recours constituent le parent pauvre de bon nombre de contrats d’Assurance Marine. Pourtant, dès lors qu’il s’agit d’un bateau neuf, le propriétaire a tout intérêt à ne pas négliger cette dimension. Les litiges ne manquent pas, entre vices apparents découverts après livraison, sinistres complexes impliquant plusieurs responsables ou encore désaccords sur l’exécution de la réparation après incident couvert par l’assurance.
Les compagnies pionnières, telles que MAIF Marine, Gan Assurances ou Matmut, se sont illustrées en intégrant à leurs formules une protection juridique robuste permettant :
- L’accès à un service d’experts juridiques spécialisés en matière de droit maritime
- La prise en charge des frais d’avocat pour défendre les intérêts de l’assuré face à une partie adverse ou à un constructeur
- L’accompagnement dans la résolution amiable des litiges (négociation, médiation, arbitrage)
- Le remboursement des dommages et intérêts obtenus en justice, ou l’indemnisation accélérée par accord transactionnel
L’utilité de cette garantie est démontrée dès la première difficulté : en cas de contestation sur un vice caché, l’assureur prend en main le dossier technique, monte le dossier pour l’expertise et assure la liaison avec le constructeur ou le vendeur. L’affaire du « Cap-Camarat 12.5 », emblématique en 2023 après la découverte d’un défaut structurel sur plusieurs exemplaires, s’est soldée par une résolution rapide pour les propriétaires bien conseillés. À l’inverse, certains non protégés ont subi des années de démarches sans aboutir à une compensation satisfaisante.
| Garantie juridique | Prestations incluses | Exemple d’usage |
|---|---|---|
| Défense-recours | Frais d’avocat, expertise, indemnités | Sinistre où la responsabilité est contestée |
| Assistance juridique | Hotline, conseils personnalisés | Préparation d’un dossier de réclamation |
La réussite de la gestion des litiges passe par l’implication conjointe de l’assureur, de ses partenaires et du plaisancier. Avoir un interlocuteur compétent chez Foyer Nautique ou Axa Marine peut s’avérer décisif pour naviguer entre renseignements techniques, délais d’expertise et éventuelles procédures judiciaires. C’est ce volet, souvent relégué en option, qui peut faire la différence lorsque l’achat d’un bateau neuf se heurte à l’imprévu.
Comparateur d’assurances et choix du contrat : méthodologie et conseils pratiques
Au cœur de l’offre pléthorique d’assurance bateau neuf, le choix du contrat approprié repose sur une analyse rationnelle, loin des slogans commerciaux. Le recours à un comparateur indépendant ou à un courtier spécialisé demeure, en 2025, la méthode stratégique pour mettre en concurrence les grands noms tels que Axa Marine, Lloyd’s, Groupama ou Generali Nautisme.
La sélection d’un contrat ne saurait se limiter à la simple comparaison du montant des primes. Il convient de :
- Évaluer la cohérence entre les garanties proposées et les usages prévus du navire (navigation côtière, hauturière, internationale…)
- Analyser les montants de franchise et leurs incidences sur le coût final en cas de sinistre
- Prendre en compte la réputation de l’assureur quant à la gestion des sinistres et la rapidité d’indemnisation
- Vérifier les exclusions spécifiques pouvant limiter la portée du contrat (compétitions, non-respect des consignes d’amarrage, stockage à l’étranger, etc.)
Les tableaux synthétiques sont d’une efficacité redoutable lors de la sélection :
| Assureur | Garanties incluses de base | Options principales | Services annexes |
|---|---|---|---|
| Groupama | RC, dommages, assistance | Valeur à neuf, défense recours | Application smartphone, hotline 24/7 |
| Lloyd’s | Multirisques, juridique | Transport, hivernage | Gestion internationale |
| MAIF Marine | RC, assistance, vol | Protection juridique, déplacement terrestre | Partenariats chantiers navals |
Pour mieux faire ressortir les différences, l’histoire de Pauline, future propriétaire indécise, montre que la consultation d’un courtier a permis d’identifier une clause d’exclusion gênante dans le contrat le moins cher. Elle a finalement opté pour une solution légèrement plus onéreuse mais couvrant intégralement ses besoins en navigation transfrontalière et stockage en marina fermée.
Le choix d’un assureur n’est jamais neutre : il engage la pérennité du projet nautique, la capacité d’affronter les accidents et la sauvegarde d’un investissement conséquent. Mieux vaut, à ce titre, recourir à un comparateur reconnu ou solliciter plusieurs devis pour obtenir la meilleure offre du marché.
Pièges à éviter et astuces pour optimiser son assurance bateau neuf
La souscription d’un contrat d’assurance pour bateau neuf, aussi banale qu’elle puisse sembler, regorge de pièges insoupçonnés, qu’un propriétaire averti se doit d’éviter scrupuleusement pour préserver à la fois son navire et ses finances. Les acteurs expérimentés du secteur, tels que Allianz Nautique, MAIF Marine ou Gan Assurances, insistent sur une analyse minutieuse des clauses du contrat et sur certaines pratiques à bannir.
Quels sont les principaux écueils observés lors des dernières années ?
- Minimiser la valeur déclarée du bateau pour réduire la prime, au risque d’une indemnisation partielle voire nulle en cas de sinistre majeur
- Laisser passer la fenêtre de déclaration après l’achat ou la survenue d’un sinistre (délai maximal très court, bien en deçà des usages auto ou habitation)
- Négliger les obligations de sécurité imposées par l’assureur, qui peuvent entraîner la nullité de la garantie (alarme obligatoire, amarrage validé…)
- Omettre de déclarer certains usages spécifiques : participation à des régates, navigation hors zone autorisée, référencement du navire à l’étranger, etc.
À l’inverse, optimiser son contrat est à la portée de chacun lorsque l’on respecte une méthodologie organisée :
- Faire jouer la concurrence chaque année, en mettant en avant l’absence de sinistre ou l’installation de nouveaux dispositifs de sécurité (réductions à la clé chez Lloyd’s ou Groupama)
- Regrouper ses contrats d’assurance auprès d’un même groupe (auto + habitation + bateau) pour bénéficier de tarifs privilégiés
- Souscrire à des options temporaires lors des grandes navigations annuelles, au lieu de payer toute l’année pour des risques ponctuels
| Erreur classique | Conséquence | Astuce de prévention |
|---|---|---|
| Déclaration tardive d’un sinistre | Refus de prise en charge | Déclarer sous 48h par mail ou téléphone |
| Sous-évaluation du capital assuré | Indemnisation partielle | Ajuster la valeur en fonction des équipements montés |
| Non-respect des consignes de sécurité | Exclusion totale | Obtenir l’accord écrit de l’assureur sur les dispositifs installés |
Éviter les pièges majeurs et tirer parti des synergies contractuelles permet non seulement de protéger son bateau, mais aussi d’optimiser significativement son budget loisir. En 2025, la maturité des plaisanciers dans la gestion des assurances croît à mesure que l’information circule – et les conseils délivrés par les plateformes spécialisées s’avèrent plus précieux que jamais. Ainsi s’achève ce tour d’horizon des garanties essentielles à privilégier lors de l’achat d’un navire neuf, dans un environnement où la sécurité et la solvabilité n’ont jamais été aussi interconnectées.









